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| > Histoires - |
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| Les cairns de l’île de Sein |
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Je recherche une information dans le site « Bienvenue au début du monde » avec BING : mon moteur de recherche préféré
   
Certains îliens s’agacent de ces empilements de galets, parfois élégants d’ailleurs, qui ont commencé à apparaître avant la fin du 20ème siècle en haut de la grève d’Ar C’harvedog.
Phénomène curieux à l’île de Sein.
Sur ce frêle esquif qui brave la houle furieuse de la mer d’Iroise, en face de la Pointe du Raz, les cairns ont commencé à pousser depuis quelques années
« Rien à voir avec les traditions de l’île ! » pestent-ils, fustigeant cette expression d’un néo-celtisme à la mode dans certains milieux férus d’ésotérisme.
De là à évoquer la . . .
La révolte des galets de l’île de Sein...
Il n’y a qu’un pas . . .
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Ce n'est qu'au petit matin, juste à la pointe du jour que les Sénans et promeneurs les découvrent.
Les tempêtes mettent à mal les cairns chaque hiver et curieusement vers mars-avril, ils se mettent à pousser à chaque nuit sans lune …
Réchauffement climatique ? Effet de serre ? Ou cri de révolte des galets de l'île de Sein qui se dressent comme un poing tendu vers quelques uns des 110 000 visiteurs qui visitent l'île chaque année ?
Vous allez me dire :
« Une révolte des galets … est ce bien raisonnable ?»
Pensez-vous, sérieusement, que le fait d’emporter un galet en souvenir puisse nuire au littoral de l’île ?
Non bien sur !
Mais … si chaque visiteur emporte avec lui un galet Sénan, cela fait combien de galets en une dizaine d’années ?
Il me fallait en avoir le cœur net ! J’ai donc fait la traversée, au départ d’Audierne, par un petit matin chagrin.
Toute la journée, en attendant la nuit, j’écoute le vent hurler sa fureur. Peu avant minuit, je me risque à longer la grève.
Est-ce une heure raisonnable pour un chrétien ?
Mes yeux s’habituent peu à peu à l’obscurité déchirée par le balai du faisceau du phare. Le grondement de la houle est assourdissant avec le vent de suroît.
Dans l’obscurité, il me semble apercevoir une silhouette bien fragile. Petite fée ? Luciole ? Elfe ? Petit Korrigan...
Au fait peut on dire « petite Korrigane » ?
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Dans la nuit sans lune, je ne perçois qu’une silhouette un peu frêle. Elle devine alors ma pensée et se met à se décrire :
« J'ai le cheveu d'une couleur indéterminée, tirant sur celle de la feuille d'érable en automne, et l’œil bleuté quoique grisâtre par jour de crachin breton.
La côte déchiquetée est mon espace de prédilection.
Je sors dans la tempête quand tout le monde est bien au chaud. Je dois alors faire vite pour empiler soigneusement les galets de Goul Enez, la plage de galets près du phare de l’île de Sein. »
Les Fées ont tout pouvoir sur la destinée des humains ; qu’elles soient associées à l’érection de nombreuses pierres, rien de bien extraordinaire !
Pour elles ce n’est que jeu d’enfant de déplacer ces galets et de les assembler d’un coup de leurs quenouilles, d’où fusent des flots d’étincelles magiques…
Ainsi soigneusement empilés, il est alors aisé de les compter, histoire de vérifier s’il en manque beaucoup.
Pour chaque galet absent, c’est une minute de retard pour le départ de « l’Enez Sun » le bateau qui rallie Audierne … même pour un tout petit caillou tombé. . . . « par mégarde » dans votre poche !
Il est arrivé récemment que « l’Enez Sun » ne puisse repartir que le surlendemain !
Colère et désarroi des visiteurs.
Explication : trop de galets embarqués !
La faute de « l’autre » bien entendu ! Depuis dix ans cela fait combien de galets qui sont tombés dans le sac de
« l’autre » ?
Franchement, avez-vous envie qu’un jour on vous appelle « l’autre » ? Tout cela pour un galet qui n’est joli que s’il respire les embruns de l’île de Sein …
Alors sachez déposer votre galet
« oublié » dans votre sac et posez le sur les cairns de l’île de Sein.
Vous pourrez dire ainsi « tiens sur cette photo il y a mon galet »
* L’intégralité de ce « conte » est paru dans Mouez Enez Sun
(La voix de l’île de Sein)
Vous allez bientôt pouvoir découvrir l’étrange histoire des galets de la baie d’Audierne.
Le cordon de galets de la baie d’Audierne, bien que datant du quaternaire, est en danger !
Au sud des falaises du Cap Sizun et jusqu'à la Pointe de Penmarch, la plage s'étend suivant un arc tendu sur une dizaine de kilomètres. Elle est bordée en partie d'un cordon de galets, l'Ero-Vili, formé durant les périodes de réchauffement de l'ère quaternaire. ( 1,64 million d’année )
Nous pouvoir découvrir, prochainement et ensemble, le fabuleux périple de ces roches venues d’un autre monde, qui après avoir parcouru des milliers de kilomètres, sont arrivées sur nos côtes bretonnes.
Le cordon de galets: d’origine glacière ! Mythe ou réalité ?
Pensez-vous que sérieusement que nos galets bretons puissent être scandinave ?
Patiemment polis par le flux et le reflux des marées successives, ces galets de la baie d’Audierne sont parvenus tels qu’ils sont aujourd’hui au terme d’un long et patient travail de polissage.
Victime de son succès, ce cordon de galet, disparaît lentement au fil des années.
Erosion naturelle bien entendu, mais il est aussi victime d’un nouveau prédateur : l’homme.
Si chaque visiteur repart avec un galet, c’est la surface d’un terrain de football qui disparaît chaque année . . .
A suivre . . .
   
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