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| > Histoires - |
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| FLEURS DE BRETAGNE |
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Nous quittons les œufs de menhir, (cf article du mois d’Avril) pour nous intéresser à une autre forme de reproduction : les fleurs.    
   
A la fois éphémères et vivaces, elles sont symboles de vie.
Ces plantes têtues accrochées à des terres rocheuses, balayés par les vents salés venus de la mer, au moindre rayon de soleil, elles enchantent le regard, voyons ces étendues de bruyères et de genêts.
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L e but n’est pas de dresser un inventaire de la flore de Bretagne mais comme d’habitude d’ouvrir les yeux en se promenant sur le chemin et de se délecter et de laisser vagabonder son imagination et pourquoi leur inventer une histoire ?
Suivons les abeilles en été qui butinent à loisir les bruyères, ces grappes de fleurs roses pour confectionner un délicieux miel un rien amer et si gouteux (bruyère calluna).        
Et là bas, ceux qui dépassent fièrement arborant leurs petites fleurs jaunes ne finiront ils pas en balais ?
Si le nom latin est majestueux « Sarothamnus scoparius », ou « Cytisus scoparius », il s’appelle communément : genêt à balais qui peut former des buissons d’un mètre de haut.    
Ainsi est confectionné notre balais mais où se cache la sorcière, en Bretagne, les créatures malicieuses ne sont jamais loin, (voir notre article du mois de Février).
Aujourd’hui, promenade sur l’île de Sein.
Par endroit d’étranges plantes s’étalent me penchant je distingue nettement les griffes de sorcière ! « Carpobrotus acinaciformis » (violet) de blanc pour « Carpobrotus edulis »
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Etranges plantes grasses rampantes, elles forment des tiges pouvant faire plus de trois mètres de long et forme des touffes de feuilles charnues gorgées d’eau, de section triangulaire, de 5 à 10 cm rappelant une griffe, d’où son nom. Ses tapis de fleurs s’épanouissent durant toute la journée et se referment la nuit (pour cacher quelques mystères sans doute), tellement résistantes qu’elles représentent un danger pour l’écosystème).  
Les fleurs laissent ensuite place à des fruits gorgés de graines.    
   
Pratiquement indestructible, les griffes de sorcières résistent parfaitement à la sécheresse, à la très forte chaleur et aux embruns. Elles poussent dans les terrains les plus caillouteux, pratiquement sans terre.
Si elles sont particulièrement adaptées à la couverture rapide de talus peu végétalisables, leur réseau racinaire reste cependant limité n'asseyant donc pas particulièrement les sols instables.    
La multiplication est enfantine, de simples bouts de tiges posées sur le sol finissent généralement par prendre racine ! La croissance est naturellement très rapide, encore accélérée par des conditions favorables.    
Les giroflées des dunes ont attirées mon attention plus communément de couleur rouge oranges c’est une plante vivace très répandue, mais ici, ses fleurs sont d’une jolie couleur pourpre violacée, sa tige veloutée lui permet de résister à l’aridité du milieu dunaire.    
   
Remercions toutes ces petites fleurs anodines qui tapissent discrètement nos talus et qu’il faut protéger.
N’a-t-on pas vu de misérables droseras bousculer le programme architectural du Centre universitaire de Quimper et une microscopique fougère verdâtre détourner une rocade à Landerneau.    
Evidemment, il ne faudrait pas oublier, en évoquant la Bretagne, les camélias, si précoces les magnifiques rhododendrons, les imperturbables hortensias mais en ce début mai et si près de la Bretagne qu’elle en est quasiment Nantes et sa région où fleurissent ces touffes de clochettes odorantes : le muguet, symbole de bonheur, annonçant l’arrivée de ce joli mois de Mai, qui voit s’épanouir tant d’espèces ainsi flotte dans l’air léger un regain de jeunesse.    
           
   
       
   
   
       
       
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